Serial Killers

Classement alphabétique, définitions et comportements des tueurs en série
 
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 La définition du tueur en série

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Kay
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MessageSujet: La définition du tueur en série   Dim 3 Fév - 22:00

La définition du tueur en série


La définition du tueur en série ou du criminel narcisso-sexuel comprend sept critères cumulatifs :
1) Un homicide narcisso-sexuel
2) L’absence de mobile apparent
3) Une victime réifiée
4) Le caractère annonciateur de la série criminelle ou trois homicides narcisso-sexuels
5) En cas de pluralité d’homicide narcisso-sexuel, une période d’accalmie
6) En cas de pluralité d’homicide narcisso-sexuel, la fidélité relative à un scénario type
7) En cas de pluralité d’homicide narcisso-sexuel, des similitudes espace-temps

1) La scène du crime fait apparaître un homicide narcisso-sexuel

Il s’agit du meurtre ou de l’assassinat qui est commis afin d’éprouver une jouissance sexuelle ou/et narcissique.
La dimension sexuelle de l’acte s’entend aussi bien sous l’acceptation de viol avec pénétration (avant ou après la mort) que l’agression sexuelle symbolique, comme l’introduction d’objets étrangers dans les orifices du corps. Ce peut-être également le fait de dénuder la victime, sans avoir eu de relations sexuelles avec elle, dès lors que l’agresseur en a éprouvé une excitation sexuelle.
L’auteur est qualifié de criminel narcisso-sexuel.
En cas de pluralité de victimes, c’est un criminel narcisso-sexuel en série ou tueur en série.
L’homicide narcisso-sexuel est violent par définition. Il s’accompagne souvent de sadisme ou de nécrophilie. L’acharnement, la mutilation, l’égorgement, la décapitation, la castration, l’énucléation, l’éventration, l’éviscération, la nécrophagie sont des indicateurs importants.
Le simple fait, pour l’enquêteur, d’être impressionné par la gravité du passage à l’acte sur les lieux du crime est un signe. Mais un simple étranglement ou un empoisonnement peuvent suffire, dès lors que les circonstances du crime témoignent de l’agonie ou de la résistance de la victime, par exemple.

2) L’enquête révèle l’absence de mobile apparent dans l’homicide narcisso-sexuel

L’investigation tournée vers les proches est typiquement vaine.
On a rapidement la conviction que les motivations du tueur sont narcissiques, sexuelles et/ou pathologiques à des degrés divers.
Elles sont suffisamment singulières pour être incomprises a priori. Or, le mobile est un des éléments déterminants pour relier l’assassin à sa victime.
Le tueur en série n’est donc pas un meurtrier normal, animé par des mobiles affectifs ou crapuleux. On a, à ce stade, l’impression évidente d’avoir à faire à un pervers qui aime tuer ou d’un fou en liberté.

3) La victime de l’homicide sexuel est réifiée

Cela signifie que le tueur l’a totalement déshumanisée pour assouvir pleinement ses fantasmes criminels. Elle est très souvent inconnue ou peu connue du tueur, ce qui facilite la réification. Mais ceci n’est pas incompatible avec une phase d’approche, de séduction ou de manipulation plus ou moins longue. Le tueur n’éprouve alors aucun sentiment à l’égard de sa victime. Il désire en fait la connaître dans son intimité, dans ses habitudes, pour savoir si elle correspond à ses critères fantasmatiques. C’est également l’occasion de planifier en connaissance de cause son scénario criminel à l’insu de tous. Il peut, par exemple, glaner ses informations qu’il utilisera d’une manière ou d’une autre pour orienter les enquêteurs vers un tiers susceptible de faire un bon suspect.
Puis la victime est réduite à un objet de plaisir sexuel ou/et narcissique. Il commet des actes violents qui compliquent ou compromettent l’identification du corps. De manière générale, il la mutile avant ou/et après la mort. Il la défigure, l’ampute des mains, la décapite, etc. … Il peut également la dépersonnaliser plus subtilement, en recouvrant le visage ou en retournant son cadavre. Mais toutes les agressions post mortem, les poses du corps, la ritualisation de la scène du crime font partie de sa signature. On en déduit son extrême narcissisme, imbriqué dans une lourde perversité sexuelle. Certains éléments peuvent révéler un comportement mégalomaniaque ou mythomaniaque, comme jouer avec la police ou défier la société. C’est rappeler que nombre de tueurs en série mènent une double vie : celle de l’homme charmant, exemplaire, bon père de famille de surcroît, et celle du pervers vorace qui tue par plaisir. Prendre la vie lui procure sa plus haute jouissance narcisso-sexuel. C’est ainsi qu’il exprime sa toute-puissance sur sa victime.

4) Théoriquement, trois homicides narcisso-sexuels doivent être commis pour qu’on parle de « tueur en série ».

Cette condition est posée par le FBI depuis 1979. L’idée est que dans l’hypothèse de deux crimes analogues, il s’agirait d’un simple récidiviste. En réalité, s’il répond aux six autres critères, il peut parfaitement être considéré comme un tueur en série. C’est également le cas pour un homicide narcisso-sexuel unique, et même pour une agression où la victime est laissée pour morte. Il faut savoir que sur près de 800 tueurs en série étudiés dans le monde, 98,5% étaient des violeurs en série ou des agresseurs sexuels. Par ailleurs, 300 d’entres eux ont été libérés et tous ont récidivé à court terme. Mais les criminels sexuels ne deviennent nécessairement pas des tueurs en série.
Pour décider du caractère annonciateur de la série criminelle, on pourrait retenir dans l’homicide narcisso-sexuel, cinq critères majeurs :

Le crime est violent et l’auteur n’en éprouve aucun remords.
Le tueur a eu des relations sexuelles avec sa victime, avant, pendant ou après la mort.
La victime a été fortement dépersonnalisée, surtout après la mort.
Le criminel a tué pour manipuler le cadavre (transport, mutilation, trophée corporel …).
Une autre possibilité est que le tueur n’ait pas eu de relations sexuelles avec sa victime, mais que l’homicide présente une connotation sexuelle (ex: corps dénudé sans viol apparent).
De manière générale, plus l’activité post mortem est importante, plus le tueur est dangereux et susceptible de récidiver. A notre sens, un individu qui répond à l’un des trois derniers critères ne devrait jamais être relâché. Il existe des scènes de crime et des signatures qui ne trompent pas. Un spécialiste doit rapidement percevoir la véritable nature criminelle d’un suspect, au vu de sa biographie, de son comportement en garde à vue ou lors de son procès. Certains psychiatres et chercheurs n’hésitent plus à diagnostiquer l’extrême probabilité de récidive, pour ne pas parler de certitude. Il se peut que l’homicide bien qu’apparemment isolé, soit à replacer dans une série antérieure, au vu de la sophistication de la scène du crime, notamment.

5) En cas de pluralité d’homicide narcisso-sexuel, une période d’accalmie sépare les passages à l’acte.

Un tueur en série n’est donc pas un tueur de masse, c’est un chasseur aux aguets qui capture sa proie, qui en piège une autre, et encore une autre lorsqu’il se sent à l’aise. Il peut être impatient de recommencer, quelques jours après, comme il peut parfois attendre plusieurs années.

6) En cas de pluralité d’homicide narcisso-sexuel, le scénario est relativement analogue.

Une attention toute particulière doit être portée aux antécédents, qui, sans être nécessairement des crimes, permettent des rapprochements importants. L’identité absolue n’existe pas, il existe à un moment ou à un autre, des variations dans la façon d’opérer du criminel. Mais si le modus operandi évolue, la signature psychologique, elle, ne change pas.
Le modus operandi est-ce que le criminel fait lorsqu’il commet son crime.
La signature est-ce que le criminel n’était pas obligé de faire pour commettre son crime. Le comportement post mortem du criminel constitue une grande partie de la signature, puisque l'homicide est accompli. C'est l'expression la plus visible de son fantasme. Or, celui-ci structure son être, s'il lui donne un sens à sa vie, il ne peut que le répéter d'une manière ou d'une autre.

7) En cas de pluralité d’homicides narcisso-sexuel, les passages à l’acte présente des similitudes espace-temps.

De la même manière, on doit rechercher les antécédents d’agressions similaires. Durant une courte période à l’échelle d’une vie (de 15 jours à 5, 10 ans, rarement plus), un tueur en série opère sur un même territoire de chasse. Il agit même fréquemment aux abords d’une ville où il a un point d’attache, temporaire ou non. Mais plus il est organisé (il contrôle la situation) et plus les facteurs espace-temps sont importants à ses yeux. Les lieux et les dates prennent souvent une dimension symbolique. On parle de scène de crime multiple, car le lieu de dépôts du corps (sans compter le lieu de séquestration, d’agression, de premier dépôt etc. ...). Plus il est désorganisé (il ne contrôle pas la situation) et plus son habitation est proche du lieu du crime. Il passe brusquement à l’acte, ne gère pas son temps, et rentre rapidement chez lui ou fuit pour être en sécurité. La manipulation du cadavre est pour lui très importante. Son fantasme le détourne plus ou moins de la réalité et des repères espace-temps.




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